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Family Concept Store

Caramel

Caramel

Eva Karayiannis est la créatrice de Caramel, la marque enfant incontournable imaginée à Londres et qui s'adressent aux parents en quête de vêtements élégants pour leurs enfants. Sobres et modernes, les vêtements Caramel associent couleurs originales et détails soignés avec une palette de motifs aux accents rétros. Smallable aime Caramel pour son charme so-british, ses looks uniques, ses robes et blouses en imprimés liberty, ses cardigans et sa maille pour bébés et filles. La mode enfant vue par Caramel, c'est tout simplement un délice !
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interview
 

Eva Karayiannis

Eva Karayiannis, fondatrice de Caramel, nous emmène en balade et nous fait découvrir ses lieux de prédilection. La marque britannique basée à Londres possède deux boutiques sur l'emblématique Ledbury Road de Notting Hill. De Hyde Park au meilleur brunch de Londres, Eva nous dévoile ses adresses coups de coeur et nous parle de Caramel.

HYDE PARK - Central London

Pour moi, Hyde Park est le centre de Londres. L’aire de jeux du Princess Diana Memorial, avec son immense bateau pirate en bois inspiré des histoires de Peter Pan, est la meilleure de Londres. Elle est toujours remplie d’enfants. Les Galeries Serpentine sont un incontournable pour les amateurs d’art moderne. Je vous recommande vivement de visiter le chef-d’oeuvre architectural de Zaha Hadid, qui abrite le Chucs Café Serpentine. C’est l’endroit idéal pour prendre un brunch.

PHOENIX – BOUTIQUE VINTAGE - 67 Golborne Road

Le secret le mieux gardé de Golborne Road. Une boutique d’antiquités très soignée où vous trouverez une sélection de vêtements vintage cachée à l’étage du dessous. Le propriétaire a très bon goût et renouvelle constamment son offre, le tout à un prix très raisonnable.

PORTOBELLO ROAD - Notting hill

L’un de mes passe-temps préférés est de me promener sur le marché de Portobello Road avec ma fille, à la recherche de pièces vintage et de bibelots anciens. L’énergie créative de ce marché s’est maintenue pendant des années, et en allant de stand en stand, l’excentricité britannique se fait énormément ressentir.

PEDLARS - 128 Talbord Road

Si vous êtes à la recherche d’un joli petit cadeau vintage et d’une bonne tasse de café torréfié, ne cherchez pas plus loin que Pedlars, un magasin/café très animé à quelques pas de Portobello Road. Sa superbe sélection de vêtements et d’articles de maison a toujours quelque chose à offrir.

PIZZA EAST - 310 Portobello Road

Le restaurant Pizza East, aménagé dans un pub de l’époque georgienne restauré à l’extrémité nord de Portobello, est très populaire parmi les résidents de Notting Hill. Pizza East sert des grands classiques italiens tels que des pizzas au feu de bois, et mon péché mignon, le saumon cuit au sel. Il y en a pour toute la famille.

THE TIN SHED CAFÉ - 33 All Saints Road

Un café qu’on ne présente plus, idéal pour prendre un brunch.

PARLEZ-NOUS DE VOTRE A PPROCHE CRÉATIVE ET DE VOTRE FAÇON DE CONCEVOIR VOS COLLECTIONS ?

Je préfère ouvrir mes boutiques dans des quartiers populaires que dans les rues principales. Je cherche à créer des espaces chaleureux où les gens auront envie de passer du temps et de discuter.
Les boutiques physiques ont un côté humain que l’on ne trouve pas en ligne, ce qui me plaît beaucoup. Nous sommes des familles modernes très occupées, et tout le monde n’a pas le temps de se déplacer, mais le fait que certaines boutiques offrent toujours une expérience personnelle et humaine est très appréciable. Nous avons la chance de concevoir pour un petit nombre de clients partageant notre philosophie, la slow fashion, qui défend la conception, la création et l’achat de vêtements durables et de qualité. Nous cherchons toujours à concevoir des pièces esthétiques et durables qui ont une raison d’être et qui en valent la peine. De la conception des imprimés au moment où le vêtement final atteint le consommateur, en passant par le développement des tissus et la découpe, l’ajustement et la gradation des modèles, chaque étape du processus est importante. Nous ne nous sentons pas obligés de produire un nombre exorbitant de collections et de styles. Nos clients ne sont pas des adeptes de la fast fashion et sont satisfaits par ce que nous faisons, ce qui nous pousse à continuer à travailler de cette manière. C’est lorsque les créateurs et les consommateurs s’engagent ensemble à respecter des pratiques durables et éthiques que de grands progrès peuvent être observés.

QUEL EST SELON VOUS L’AVENIR DE LA MODE ?

Je puise mon inspiration dans la façon dont les gens concevaient et portaient autrefois leurs vêtements. Leur approche de l’habillement était très saine et leurs vêtements avaient toujours un sens. De nos jours, les vêtements n’ont plus aucune signification. Les gens les achètent parce qu’ils aiment acheter. Avant, les gens créaient leurs vêtements pour se rendre au travail, à un mariage, à l’église, etc., et chaque pièce était unique et exprimait la personnalité et le style de vie de son propriétaire. Qu’est-il arrivé à l’authenticité et la créativité ? Qu’est-il arrivé à notre propriété intellectuelle ? Qu’est-il arrivé à l’estime de soi ? Dans les vingt dernières années, la production a été déplacée en Asie en raison du faible coût de la main d’oeuvre, et un grand nombre d’usines et d’ateliers européens aux années de savoir-faire ont fermé leurs portes. Les consommateurs ont été encouragés à acheter beaucoup et pour moins cher, ce qui a causé une surproduction et donné à la mode un caractère illimité. Et cela en a fait un domaine moins spécial et moins respecté. 
Les lois sur la propriété intellectuelle ont elles aussi perdu de terrain. La culture de la contrefaçon a trouvé des moyens de les contourner et, par conséquent, les marques ont cessé de lutter. La créativité en a beaucoup souffert, mais cela a également provoqué une surproduction qui nuit gravement à notre planète. Si les gens changeaient leur façon de consommer et commençaient à n’acheter que ce dont ils ont réellement besoin, de très grands progrès pourraient être observés.

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  Le ciel est couvert mais pas une goutte de pluie à l’horizon alors que nous avançons sur King’s Road - une rue charmante du quartier de West London bordée de jolies boutiques - pour nous rendre au siège de la marque Caramel. Eva Karayiannis, la fondatrice de la marque, nous accueille au premier étage du bâtiment, habillée d’un élégant ensemble Caramel. Son style est distingué et unique, tout comme sa marque qui capture la magie de l’enfance et le charme du vintage dans des pièces façonnées à la main et avec une grande exigence. Eva pense qu’il est possible de diriger une entreprise florissante avec intuition, créativité et passion. Nous avons échangé avec elle sur l’identité de sa marque, ses sources d’inspiration, sa vie de famille ainsi que ses adresses secrètes à Londres.

 Qui se cache derrière Caramel et quel est votre rôle dans l’entreprise ?

Ha, personne ne se cache derrière Caramel. Caramel regorge de personnes talentueuses qui aiment tout ce qui fait Caramel. L’amour de notre marque est contagieux. Mon travail est de faire en sorte que la marque ne cesse d’avancer et de créer de meilleurs designs chaque année pour proposer la meilleure qualité possible. J’essaye de remplir le studio avec des matériaux créatifs et excitants qui nous permettent de commencer le processus créatif de chaque collection.

Quand et où avez-vous pris la décision de travailler dans l’industrie de la mode ? Vous rappelez-vous d’un moment précis lorsque vous étiez enfant, ou d’un évènement qui vous aurait poussée dans cette direction ?

j’étais l’une de ces petites filles qui adorent leurs poupées, de Sindy à Barbie, je passais mes journées à habiller des poupées et dès que j’avais une feuille de papier je leur dessinais des vêtements. J’ai joué aux poupées jusqu’à l’âge de 12 ans…ce qui peut paraître un peu étrange. J’ai toujours aimé les vêtements et la mode, je m’asseyais pendant les essayages lorsque ma mère se faisait faire des vêtements sur-mesure. Elle choisissait le tissu, le style et une couturière se chargeait du croquis et de la fabrication. Ma première robe était de la marque Alaia. J’achetais peu de vêtements à l’époque mais ils étaient tous très spéciaux et ces achats étaient très réfléchis. La relation que ma génération entretient avec les vêtements est totalement différente de celle des nouvelles générations. Nous appréciions le travail qu’il y avait derrière le vêtement ainsi que le design. C’est ce que je veux que les gens ressentent en portant mes vêtements.





Quel était votre objectif en créant votre propre marque ?

J’ai su à la minute où j’ai ouvert ma boutique que je venais de créer quelque chose de nouveau à laquelle les gens allaient réagir. Cela m’a donné la force et le couleur de faire évoluer ma marque. 

D’où vient le nom de votre marque ? 

Le Caramel est quelque chose d’à la fois tendre et fort et qui peut être addictif parfois, je trouvais que la marque rassemblait toutes ces choses. 

Aujourd’hui quels sont les endroits, les designers, les photographes ou encore musiciens qui vous inspirent ? 

J’aime mettre de l’ordre dans le chaos, j’aime les villes qui ont un coté chaotique et je ramène quelques petites choses par ci par là avec moi à Londres. J’aime New Dehli, Marrakech, New York, Athènes et Milan. Les musiciens que j’aime sont Shuggie Otis et Sade. Les photographes que j’admire sont Paolo Roversi, Stephen Meisel et Jamie Hawkesworth qui sont les artistes derrière la nouvelle campagne Loewe. Nos vêtements pour enfants viennent tout juste d’être sélectionnés pour un shoot par Bruce Weber pour W Magazine et je suis très curieuse de voir le résultat. 

 



Vous avez grandi en Grèce, avez-vous conservé quelques traditions familiales grecques ? 

Je pense que j’en ai gardé quelques-unes. Je suis proche de mes parents, mes enfants et moi fêtons les fêtes religieuses traditionnelles et j’ai fini par accepter que je ne pouvais pas être moi-même sans toutes ces références et traditions.

Que faites-vous pour équilibrer votre travail et votre vie de famille ? 

Après des années à essayer d’atteindre l’équilibre, je pense que je peux dire maintenant que je l’ai trouvé. Je sais que je ne peux pas être heureuse seulement en travaillant ou juste en passant du temps avec ma famille alors je consacre du temps aux deux, cela nécessite du dévouement mais c’est formidable de pouvoir former un équilibre entre les deux. Je n’ai plus à choisir. 

Quels sont les challenges que rencontre votre marque au quotidien ?

Nous sommes encore une petite marque à côté des mastodontes du secteur et pour nous imposer nous devons viser l’excellence chaque jour. Nous ne prenons rien pour acquis, cela nous force à travailler dur tous les jours.

 





Pouvez-vous nous en dire plus sur vos prochains projets ? 

La ligne de vêtements pour femme était un gros projet, ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire à la légère. Nous avons dû découvrir ce secteur, comprendre les matières, les formes etc.

Comment occupez-vous votre temps lorsque vous ne travaillez pas ?

J’ai un petit garçon avec qui je joue au football et lis des histoires. J’ai également des filles plus agées avec qui je partage ma passion pour les brocantes, les repas du dimanche et les coktails. J’aime également avoir du temps pour moi au lit, à lire ou me relaxer. J’aime être à la maison ou regarder un film avec mon mari. 

Quelle est, selon vous, la meilleure activité à faire avec des enfants à Londres ? 

Londres a les meilleurs parcs du monde, Aris adore le bateau pirate de Kensington Gardens et Battersea Park. Nous avons aussi un jardin communal, quelque chose de spécifique à Londres et nous allons fréquemment dans le nôtre pendant le weekend.

Pouvez-vous partager avec nous vos adresses secrètes à Londres ?

L’égique Greek Agia Sofia pour la méditation, Howe sur Pimlico pour des pièces anglaises vintage, les boutiques près d’Alfie’s Antiques pour un beau tapis persan et un diner à 17h chez Hertford Street ou Scotts. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus chez Smallable ? 

Je les vois faire évoluer leur marque de la même façon que la mienne, avec beaucoup de patience et j’admire leur intégrité. 

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PHOTOS & TEXTES YASMINA PEREZ

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